here it begins

oui oui je vous vois venir

lorsque vous avez lu le titre de mon blog, il a pu vous paraître le petit pseudo péteux de quelqu'un qui se prend pour un grand...

nenni
détrompez vous cher lecteurs

si mon blog s'appelle "magister"
c'est en hommage à celui qu'on nomme trop faiblement "le maître"
et ce n'est pas moi
j'ai nommé le grand, l'inimitable, l'indétrônable: Stanley Kubrick

et pourquoi lui et pas un autre?
me direz-vous

qu'à cela ne tienne... j'ai bien mis la photo d' Hitchcock en avatar, parce que lui aussi est un maître

malheureusement je ne peux pas leur rendre hommage à tous
j'ai choisi les deux emblèmes du cinéma américain


bref
ici seront répertorié des articles écrits par ma faible personne sur les films que je considère comme faisant partie des meilleurs
une mise à jour toutes les semaines, et ne vous attendez pas à la critique de la dernière connerie boîte de conserve hollywoodienne
j'aime l'art
et c'est d'ailleurs pourquoi je ne bornerais pas au cinéma, vous trouverez aussi quelques B.O. que je trouve soit intéressantes soit belles tout simplement...

je n'en resterais d'ailleurs pas qu'au cinéma, j'ai récemment compris pourquoi quand on parle de théâtre, on dit: JOUER
quelques critiques de pièces pourront paraître à l'occasion...



qu'il veuille bien l'avouer ou non, l'homme reste amoureux de la beauté avant tout


pix=>[ Orson Welles ]
here it begins

# Gepost op maandag 05 mei 2008, 10u58

Gewijzigd op maandag 05 mei 2008, 14u54

-------------------------------------------Sommaire-------------------------------------

ici répertoriés les articles sur les films, bandes originales, réalisateurs, acteurs

AAAAA
BBBBB
CCCCC
DDDDD
EEEEE
FFFFF
GGGGG

Good Bye Lenin!

HHHHH
IIIII
JJJJJ
KKKKK
LLLLL

Little Miss Sunshine

MMMMM
NNNNN
OOOOO
PPPPP

Paris

QQQQQ
RRRRR

Requiem for a Dream

SSSSS

(les) Sentiers de la Gloire
Shakespeare in Love

TTTTT
UUUUU
V WV WV WV WV W
X Y Z X Y Z X Y Z X Y Z X Y Z

# Gepost op maandag 05 mei 2008, 11u14

Gewijzigd op woensdag 20 augustus 2008, 10u58

Paths Of Glory

Paths Of Glory
Je pense que c'est le seul par lequel je pouvais commencer: les sentiers de la gloire
le quatrième film de Môssieur Kubrick, après Fear and Desire, Le Baiser du Tueur et l'Ultime Razzia

et celui que je considère comme faisant partie des meilleurs qu'il ait fait...
intemporel et indétrônable
comme son réalisateur

un film sur la couardise, le mensonge, l'hypocrisie
du grand art à l'état pur

Scénario : Stanley Kubrick, Carter Willingham et Jim Thompson, d'après le roman de Humphrey Cobb

Avec: Kirk Douglas (le colonel Dax), Adolphe Menjou (le général Broulard), Ralph Meeker (Paris), George Macready (le général Mireau), Timothy Carey (Férol), Joseph Turkel (Arnaud)
Durée TV : 1 h 26 min

Histoire:
Lors de la guerre de 1914-1918, tandis que le conflit s'est enlisé depuis longtemps dans la guerre de tranchées, l'état-major français décide une offensive quasiment impossible sur la « colline aux fourmis ». Repoussé par le feu ennemi, le 701e régiment, commandé par le colonel Dax, doit se replier. Le général Mireau, chef de l'offensive, demande alors de traduire en conseil de guerre le régiment pour « lâcheté ». Malgré l'opposition de Dax, trois hommes tirés au sort seront condamnés à mort et exécutés pour l'exemple. Dax avait entre-temps soumis au général Broulard, chef de l'état major, les preuves que le général Mireau avait fait tirer sur sa propre armée pendant l'attaque. Broulard révoque celui-ci et propose son poste à Dax en croyant que celui-ci avait agi par simple ambition.

Mon avis:
Kubrick explore ici tous les travers de l'être humain dans différents personnages:

L'ambition hypocrite de Mireau. Sa cruauté envers les hommes et le fait qu'il est persuadé d'avoir raison en font un personnage insuportable, celui qui après avoir dit que la vie d'un seul de ses soldats valait mieux qu'une étoile de plus à son uniforme et prêt à les faire mitrailler, tout d'abord pour les envoyer au suicide de la guerre et ensuite par accusation de lâcheté.

La couardise d'un caporal qui désigne pour être fusillé le seul homme témoin de sa lâcheté; le seul qui l'aie vu lancer une grenade sur un homme de sa section par peur des allemands.

Et donne aussi une petite leçon de vie:

L'énergie du désespoir des condamnés...

L'image de la fin: une jeune allemande faite prisonnière est obligée chanter dans le bar de la caserne française. Au début, tout n'est que huées et insultes. Puis les soldats se rendent compte qu'elle n'a pas plus choisi qu'eux d'être ici, qu'avant d'être allemande elle est un être humain, que cette guerre ne lui va pas à elle non plus, que l'ennemi ce n'est pas l'allemand mais le lâche des bureaux qui considère que mourir pour un pays est une cause assez juste pour pouvoir être imposée à tout le monde.

pix=> [ l'assaut impossible de la colline aux fourmis]

Note: 18/20


Vos Avis? Notes?





# Gepost op maandag 05 mei 2008, 11u47

Gewijzigd op maandag 05 mei 2008, 14u57

Requiem for a Dream

Requiem for a Dream

Date de sortie : 21 Mars 2001
Réalisé par Darren Aronofsky

Avec Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly

Histoire:
Harry Goldfarb est un junkie. Il passe ses journées en compagnie de sa petite amie Marion et son copain Tyrone.
Lassé de voler quotidiennement la télé de sa mère pour se payer sa ouine, Harry décide de passer au niveau supérieur: la vente; pour pouvoir ouvrir une boutique de vêtements avec Marion. Petit à petit, le trio est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l'angoisse, la dépendance et le désespoir.
La mère d'Harry, Sara, souffre d'une autre forme d'addiction, la télévision. Fantasque et veuve depuis des années, elle vit seule à Coney Island et nourrit le secret l'espoir de participer un jour à son émission préférée.
Afin de satisfaire aux canons esthétiques de la télévision, elle s'astreint à un régime draconien. Un jour, elle le sait, elle passera de l'autre côté de l'écran....


Mon avis:


Darren Aronofsky nous offre un très bon premier film, la descente aux enfers au rythme de l'écoulement des saisons

il nous prouve que la folie n'est qu'une question de point de vue. Que ce n'est pas parce qu'on veut quelque chose qu'on le peut. La puissance destructrice des engrenages: "allez juste un fix", "tiens si je prenais une pilule violette avec ma pilule verte"
On ne sait plus quoi faire pour se payer sa dope et on tombe toujours plus bas, à l'image de Marion (Jennifer Connelly).
L'influence de la télévision et de ses clichés, critères, qui détruit l'authenticité personnelle de chacun et fait sombrer dans la solitude et la folie.

Puis il y a cette musique ultra connue,
ce violon grinçant qui joue un air pourtant magnifique,
avec de temps en temps un dérapage à la limite de la fausse note et qui cependant reste belle (avez vous déjà vu quelqu'un d'autre réussir à vous faire aimer une fausse note?),
qui distord tout et crée le malaise, on se demande quand tout va basculer
Cette musique qui colle parfaitement au film,
un rêve grinçant que l'on ne peut pas s'empêcher de trouver beau au fond de tout son malheur

Note: 17/20

Vos avis? Notes?

# Gepost op maandag 05 mei 2008, 11u52

Gewijzigd op woensdag 07 mei 2008, 14u21

Paris

Paris

Date de sortie : 20 février 2008
Réalisé par Cédric Klapisch

Avec Romain Duris , Juliette Binoche , Julie Ferrier, Fabrice Luchini

Histoire:
Un jeune homme atteint d'une maladie cardiaque reste chez lui en attendant une greffe. La proximité de la mort lui fait regarder sa ville, Paris, et ses habitants d'un oeil neuf. Autour de lui, sa soeur, une boulangère, les vendeurs du marché, deux frères vivent dans la ville amours, déceptions, attentes.

Mon avis:
Je ne peux parler de ce film qu'en empruntant ce paragraphe des Faux-monnayeurs de Gide (si vous ne l'avez pas lu je vous conseille de vous jeter dessus^^) qui pour moi colle parfaitement à ce film:
(il me faut d'abord expliquer la situation dans le livre: un romancier, est en train d'écrire un livre, et quand on lui demande quel en sera le sujet, il répond ceci)

"il n'en a pas [...] Mettons, si vous préférez, il n'y aura pas un sujet... "une tranche de vie", disait l'école naturaliste. Le grand défaut de cette école, c'est de couper sa tranche toujours dans le même sens; dans le sens du temps, en longueur. Pourquoi pas en largeur? ou en profondeur? "

En effet, il ne prend pas la vie d'une personne d'un moment à un autre, mais une tranche de la vie de plusieurs personnes et tout ce qui les relie: une connaissance, un regard, se croiser dans la rue et imaginer pour un instant quelle est la vie de l'autre...
On peut aussi penser à cette théorie (émise par un homme dont j'ai oublié le nom) qui veut qu'il n'y a pas plus de six personnes de connaissance entre quelqu'un que l'on rencontre et quelqu'un que l'on connaît. C'est mal dit alors je m'explique brièvement pour ceux que ça intéresse:
il y a un être humain A,
qui rencontre au hasard un être F.
Ils ne se connaissent pas;
mais A connaît Mr B qui connaît Mme C
qui connaît Mlle D, qui connaît Mr E
qui est un ami de Mr F.
Et voilà.

Cependant ceci n'est que mon humble avis, d'ailleurs, si je pouvais, je poserais la question à Klapisch...

En tout cas ce film est celui que je considère comme son meilleur (même si je ne les ais pas tous vus), il montre tout ce qu'on loupe dans la vie, par peur de l'autre, la beauté de l'instant où dans la rue on croise le regard d'un étranger qui ne nous est pas hostile, que si on se fait souffrir, c'est bien souvent sans le vouloir.

Bref il nous découpe la vie parisienne à partir du balcon de ce jeune homme qui va mourir et qui s'interroge sur la vie, il nous montre que sans se connaître, tous les hommes sont liés par cette "tranche de vie".

Note: 19/20

Vos Notes? Avis?

# Gepost op dinsdag 06 mei 2008, 11u31

Gewijzigd op vrijdag 27 juni 2008, 05u18